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Voir les imperceptibles mouvements lents de la nature, sentir le temps qui passe, j’ai toujours était fasciné par cette technologie images par image, que j’utilise depuis longtemps, bien avant mon intérêt pour les drones. 

Time-lapse

J’ai arpenté la Bastille de Grenoble au petit matin de nombreuses fois pour capturer les jeux d’ombres accélérés sur la ville. Plusieurs fois, j’ai posé un trépied sur le pont de la Porte de France pour voir le téléphérique de Grenoble avancer à des vitesses impossibles sur fond de montagnes enneigées. J’ai cherché  sur le Vercors les meilleurs points de vues donnant sur Grenoble pour patienter devant un appareil photo qui prenait une photo toutes les minutes pour faire une séquence de 5 secondes à 25 images par secondes.

Hyper-lapse

Avec les drones, on ajoute la dimension du mouvement que l”on pouvait obtenir précedement en trichant un peu en post-production en faisant des zooms ou des panoramiques artificiels en recadrant les plans. Ici c’est le drone qui va se déplacer et permet grâce à une vitesse de déplacement trés lente de simuler un déplacement à une vitesse normale dans un temps accéléré, de faire des jeux de perspectives beaucoup plus intéressants. Il faut trouver le bon déplacement à la bonne vitesse du drone, avec le bon nombre d’images par seconde sur un sujet qui en vaut la peine, avec les bons réglages photos, l’alternance de soleil et de nuages peut apporter quelques complications. Toujours un réglage manuel jamais d’automatique, les images auront toutes les mêmes réglages en vitesse, en ouverture, en balance des blancs. Un mode manuel produit des variations d’une image à l’autre et donne de mauvais résultats.

Les bons sujets

Un ciel avec quelques nuages projetant leurs ombres sur un paysage, un couché ou un lever de soleil, les voix de circulation automobiles, ferroviaires ou fluviales ou les concentrations de personnes en mouvement sont autant de bons sujets. Un paysage sous un ciel complètement bouché ou parfaitement bleu aura peu d’intérêt, à moins de faire une séquence avec une image toutes les 10 minutes et de capter les mouvements du soleil, mais avec une autonomie moyenne tournant autour d’une demi-heure pour les batteries d’un drone c’est encore mission impossible aujourd’hui.

Le village de Saint-Emillion lors d’un tournage pour un client

 

Timelapse sur Grenoble avec un Drone